Visite de la cathédrale de Lausanne (1456)

Die Transkription lautet:

[en marge : Mauricii]
Item visitarunt altare Sancti Mauricii eadem die, fondatum per dominum Johannem de Montsalvens, in quo sunt duo capellani qui tenentur omni die celebrare alternatis vicibus habent nunc domini Nicodus Pillet et Guillelmus Archerii, presbiteri, et tenentur interesse magne misse meridiei et completoriorum.
Prefatus dominus Nicodus est absens nec comparuit.
Primo, visitarunt predictum altare, quod bene stat cum suis ornamentis, calice argenti et chanetis acque missali.
Item predictus dominus Guillelmus Archerii, interrogatus quantum percipiat annuatim de redditibus dicti altaris, dixit se [biffé : nescire] nichil percipere. Interrogatus quod missas celebrat in ebdomada, dixit quod ter vel quater in anno tamen.
Et fuit sibi iniunctum quod infra quindecim dies faciat fidem de institutione.
Item quod veniat socius suus, videlicet prefatus dominus Nicodus Pillieti, infra id tempus.
Item quod ipsi simul faciant religari missale dicti altaris.
Übersetzung:

[Saint-Maurice]

De même, ils visitèrent l’autel Saint-Maurice le même jour (22 juin), fondé par le seigneur Jean de Montsalvens, pour lequel sont [astreints] deux chapelains tenus de célébrer chaque jour en alternance l’un de l’autre, à savoir les seigneurs Nicod Pilliet et Guillaume Archer, prêtres, et tenus d’assister à la grande messe de midi et à l’office de complies.

Le dénommé Nicod est absent ou ne s’est pas présenté.

Premièrement, ils visitèrent ledit autel, qui se présente bien avec ses ornements, son calice en argent et ses burettes ainsi que le missel.

De même, le dénommé Guillaume Archer, interrogé au sujet de ce qu’il perçoit annuellement des rentes dudit autel, dit ne rien recevoir [biffé : ne pas savoir]. Interrogé sur le nombre de messe qu’il récite dans la semaine, il dit qu’il en récite trois ou quatre, mais dans l’année.

Et il lui a été imposé de faire foi de son institution dans les quinze jours.

Et que son associé, Nicod Pilliet, se présente [à nous] dans ce laps de temps.

Et qu’ils fassent relier tous deux le missel dudit autel.

La notice concernant la visite de l'autel Saint-Maurice montre quels peuvent être le laisser-aller auxquels sont parfois confrontés les commissaires: ici, on remarque que l'un des chapelains, sensé célébrer des messes hebdomadaires, se contente de 3 ou 4 messes au cours de l'année, témoignant d'un certain abandon de l'autel. Les sources signalent par ailleurs très rarement cet autel et les services qui y ont lieu. En 1529, lors d'une autre visite conservée, il n'apparait pas dans la liste. Par ailleurs, on demande aux chapelains de faire relier le missel qui était probablement dans un état de conservation inquiétant.